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 Le Dimanche

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Féminin Lion Coq
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Héro de Baïmak
Eris Shepard
MessageSujet: Le Dimanche   Dim 20 Oct - 19:44

Tous les dimanches sont pareils pour Eris. Elle se réveille au milieu d'un appartement désordonné, pour ne pas dire bordélique, où s'entassent tous les souvenirs de la vie d'avant. Des voyages, des gens qui aujourd'hui sont inaccessibles. Il y a notamment des gobelets et serviettes de restaurants connus de par-le-monde, des sous-verres de bars étrangers, des t-shirt du hard-rock café d'un pays éloigné, espérant un jour à nouveau être portés. Mais notre demoiselle, effrayée par ses souvenirs qui lui gâcheraient volontiers la vie, préfère porter le peu de vêtements qui ne lui rappelleront en rien ce qu'elle a perdu le jour où la quarantaine à commencée.
Elle se frotte les yeux, se redressant sans pour autant se lever.
La lumière matinale passe au travers de la fenêtre et des rideaux pour réchauffer sa joue et l'aider à entamer une journée dont la routine est encrée comme une épave au fond des océans.
Un café chaud git quelques minutes au font d'un tasse blanche, trempant une cuillère attendant qu'on la tourne. Mais les doigts fins de la jeune femme sont alors occupés à plus sale besogne, tenant et pressant une seringue pour injecter la dose de drogue quotidienne nécessaires à faire tourner son esprit.
Le café refroidira sans être bu, comme tous les jours, et Eris sortira sans se doucher. Si cela diffère de ses habitudes, cela n'est pas pour autant fort étonnant. Son Dimanche est ainsi. Pas de douche le dimanche. Car tous les dimanches, elle se permettait de prendre du temps pour autre chose que le job. Elle allait chaque jours dans son garage et choisissait la voiture qu'elle sortait le moins. Un sportive rouge et clinquante aux sièges de cuir et au capot coincé. Décapotable si on la force, elle restera alors parfaitement fermée. Un ponce presse le bouton d'une commande qui ouvre la large porte dans un bruit que l'on entend moins au fil des années, laissant entré une lumière douce et agréable d'une matinée nuageuse. Les pneus commencent à tourner doucement, puis le moteur ronronne avec une certaine classe, forçant le véhicule à accélérer, encore et encore. Le garage est fermée depuis quelques minutes maintenant, et déjà loin derrière, déjà loin dans les pensées de la demoiselle qui est concentrée sur une seule et unique chose.

Chaque fin de week-end, c'est pareil pour Eris. Elle prend une voiture et s'en va profiter des effets de ses injections durant quelques heures à la gare. Elle y va tôt le matin parcequ'il n'y a personne pour la déranger, lui parler, l'agresser. C'est tranquille la gare, depuis qu'il n'y a plus de trains, depuis qu'il n'y a plus de monde. Depuis qu'il n'y a plus rien, si ce n'est le quotidien. Les journaux s'envolent à l'arrivée de la voiture, qui s'en va se loger dans le parking vide de la station. Un endroit étrange, qui, même vide et parfaitement désaffecté, semble comme les entrailles d'un monstre endormi. Les écrans n'ont pas tous étés éteints. Certains affichent encore l'heure précise des derniers trains qui étaient attendus et jamais apparus. Des papiers glissent sur le sol, poussés par le vent, sur la poussière et la neige, un mélange gris et fatiguant. Mais sur ce site parfaitement silencieux et calme ou ne vivent que les rats et autres mouches dévorants les restes de bouffe oubliée par les derniers passants, se passent toujours bien des choses. Des choses dont beaucoup de personne n'ont rien à faire. Mais Eris n'est pas de ces personnes là. La demoiselle, une fois assise sur un banc au fer glacial ferma ses yeux et écouta. Sa main sur l'acier attendait les vibrations, car il y en avait. Elles étaient faibles, imperceptibles. Ces vibrations issues des rails encore alliés à ceux de Baïmak, mais qui, contrairement à ces derniers, accueillent encore le passage de nombreux wagons. Ils ne sont pas si loin, les gens libres dans leurs villes et vies ouvertes. Et si Eris n'était pas du tout amatrice de nostalgie, elle n'échangerait contre rien au monde cette transe du dimanche matin.

Car si pour certains, l'absence des trains et la station vide de Baïmak était un lot de malheurs, pour notre policière, c'était tout le contraire. C'était son dimanche matin, son moment spécial. Un instant de calme et de repos, où elle ne s'inquiétait pas pour sa voiture laissée quelques centaines de mètres plus loins, où elle ne s'inquiétait pas pour l'argent dans sa poche et encore moins pour sa sécurité. Elle se laissait tout oublier, totalement concentrée sur ces vibrations qui ne s'offraient qu'à elle.

Lorsqu'Eris ne fait rien d'autre que se laisser aller en transe, lorsqu'elle médite ainsi, tout se réchauffe. La demoiselle qui maitrise les flammes se laisse aller, et fait fondre la neige et la glace, réchauffe le banc gelé, oublie le climat de la cité.
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MessageSujet: Re: Le Dimanche   Lun 21 Oct - 17:14

Mother Russia était le surnom donné à ce personnage. Une femme ou un homme, quelque chose de massif mais d'apparence humaine. Ses mains gigantesque attrapait un sac de voyage et le lançait avec une facilité déconcertante sur le toit des différents abris disposés le long des rails. Le bruit du sac s'écrasant contre le métal résonna dans tout le secteur, mais elle s'en fichait éperdument. La russe sans nom dégaina un couteau et égorgea ce qui ressemblait à un gros oiseau. Cela avait du lui coûter pas mal de travail à trouver dans un endroit pareil. Quoi qu'il en soit, elle y était parvenue.

Cet être étrange bondit, l'oiseau dans une main, vers le haut et attrapa le toit de l'abris avant de se tirer là-haut à la force de son seul bras gauche. Quoi qu'elle dû tout de même se servir de l'autre, lâchant l'oiseau mort, pour pouvoir y monter sans trop d'effort.

Le spectacle qui avait lieu sur ce toit était complètement incroyable. Une installation simple et efficace entretenait et contenait un petit feu, il y avait une ou deux casserole encore vide, des couverts et des bâtons éparpillés et tout un tas de provisions. Si l'on apercevait les draps et les couvertures, on se rendait bien compte qu'il s'agissait d'une maison. Quoi que la précarité et le fait qu'elle soit à ciel ouvert démontre que ca n'était pas quelque chose de fixe. MotherRussia n'allait pas rester là longtemps.

Le sac de voyage ne contenait probablement pas de provision, pas de couvertures, pas d'habit de rechange. Non. Personne ne pouvait deviner ce qu'elle cachait là dedans.

La gare était calme, très calme, c'était probablement ce qui l'avait amené ici. Presque personne n'y posait les pieds. Pas même les dealers. Il y avait trop peu de passage pour pouvoir vendre quoi que ce soit et une activité ici serait très vite repérée par les autorités. Voilà pourquoi ce territoire n'intéressait personne. Pourtant, il était plus qu'intéressant de posséder un tel endroit. Parcourant une bonne partie de la ville, ces rails pouvaient servir de voie d'échange entre un point et un autre. Il n'y avait évidemment que peu de garde, peu de surveillance sur ces rails. Mais, en même temps, jusqu'à présent, cela n'était pas nécessaire. Enfin...

Un ronronnement sourd commença à se faire entendre. Les yeux perçants de l'armoire à glace analysaient l'horizon mais rien n'apparaissait encore. De là où elle était, elle pouvait pourtant tout voir. Mais rien qui pouvait produire un tel bruit n'apparaissait encore. Bien qu'il faille être assez stupide que pour ne pas comprendre qu'il s'agisse d'une voiture, la terroriste se demandait ce que ce genre de machines venait faire aux alentours de la gare.

Une femme à l'apparence peut-être aussi étrange que la sienne apparut, sortant de sa voiture qui s'était finalement dévoilée au regard de la russe. C'était un véhicule intéressant, il paraissait puissant. MotherRussia pensa même à s'en emparer mais un tel bruit n'avait rien de discret. Et une voiture volée non plus. La couleur était flash, bref, cette inconnue ne voulait pas passer inaperçue. Voilà exactement le genre de personne que le monstre venant tout droit de Russie détestait.

Mais elle resta là, se contentant d'observer. Un petit moment pendant lequel cette étrangère ne fit rien de particulier. Non pas que l'on s'attende à ce qu'elle parle toute seule, bien entendu. Mais il fallait bien qu'il y aie une raison à ce qu'elle vienne. Peut-être que quelqu'un allait la rejoindre... mais, bizarrement, MotherRussia ne parvint pas à cette conclusion.

Elle ne comprit pas ce qu'elle faisait là, mais elle fit une observation toute aussi importante. La neige autour d'elle s'était littéralement estompée, un changement de température opérait autour de cette personne. Un changement tel qu'il en était visible. À la vue de cette scène surnaturelle, l'énorme femme se mit à plat ventre sur le toit, espérant passer inaperçue le temps que la visiteuse s'en aille.

Tout en gardant le silence, MotherRussia réfléchissait à ce qu'elle pouvait faire des informations qu'elle avait réuni ces dix dernières minutes.
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Dim 27 Oct - 22:54

Rien ne se laissait entendre en cet endroit, en ce dimanche, rien ne s'exprimait si ce n'était les vibrations imperceptibles qui entouraient l'acier des rails fantômes et, de là, toute la station abandonnée. Mais une seconde au milieu des autres décida de tout changer de ce silence imperturbable et presque reposant, faisant revenir Eris à la dure réalité. Son téléphone portable, vibrant dans sa poche, fit refroidir en l'espace d'un instant le banc qui était pourtant, plus tôt, brûlant au toucher. Elle ouvrit l'appareil, l'écran s'alluma, un message s'afficha. Une poursuite avait lieu, des crétins qui avaient tirés sur d'autres. Classique, commun. Si l'on en croyait la suite de lettres noires, ils s'étaient enfuis dans une berline bleue datant de 2006, et arrivaient d'ores et déjà non loin de la station. Le boss semblait furax, d'après la ponctuation.

Le Boss, la demoiselle ne savait pas grand chose à son sujet, juste qu'il était gros et respecté. Assez respecté que pour qu'Eris lui obéisse. C'est donc après avoir rangé la téléphone dans sa poche qu'elle se leva et se dirigea vers le parking, où sa caisse était seule à atteindre, flamboyante. Mais c'est alors qu'elle marchant nonchalante vers le vehicule qu'elle la remarqua, telle une ombre, l'observant silencieusement. On aurait dit un être humain, mais en plus gros. Féminin sans l'être, reptile dans son attitude, sur l'un des toits de la gare.

Cela la déstabilisa un instant, jusqu'à ce qu'à nouveau, la réalité la rattrapa avec violence. Les criminels qui fuyaient la police, provoquant d'abord le bruit de fond de sirènes acharnées mêlées aux UZI hurlant une rage insensée entre les passagers des divers véhicule de la parade atypique. Rapide et Furieuse, la première bagnole, la fameuse berline datant de 2006, fit crier ses pneus en entrant dans le parking dans un dérapage qui marqua le sol gris de traits noirs.
Sans faire attention à la policière qui semblait prise par le court des évènements, tous sortirent et se postèrent derrière la carrosserie et commencèrent à canarder leurs opposants eux aussi tout juste à l'arrêt dans leur véhicules au couleurs officiels déjà troués de partout.

Bien que - comme toujours - en civil et donc passant parfaitement inaperçue aux yeux des hommes armés, Eris eut néanmoins le réflexe de se mettre à couvert derrière une large colonne, dégainant son arme. Ainsi cachée, elle fut certainement oubliée par les combattants qui, fuyant la police, remarquèrent l'étrange autre femme - à savoir Miss Russia , qu'ils mettaient déjà en joue, certainement apeurés par leurs poursuivants. Ils lui hurlaient à pleins poumons de ne pas l'observer plus longtemps, d'oublier leurs visages.

La Shepard, profitant de leur attention ainsi détournée, les mit en joue silencieusement, jusqu'à voir rappliquer d'autres policiers. Alors que ceux-ci arrivèrent, toutes armes dehors, à sa hauteur, elle s'exprima enfin :

"Lâchez-vos armes !"

Une simple sommation, ni plus ni moins, d'une policière gênée dans son dimanche matin.
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MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mar 5 Nov - 1:31

Mother Russia jeta un regard sur son sac au contenu mystérieux lorsque les nouveaux arrivants la menacèrent en la tenant pour cible avec leurs armes. La terroriste était bien loin d'eux. Les UZIs et autres armes qu'ils utilisaient n'étaient pas les plus précises de ce que l'on pouvait trouver sur le marché. De plus, les criminels -car ils avaient l'air d'être des criminels- s'agitaient beaucoup, probablement stressés par l'ampleur nouvelle de la situation. En gros, sa vie n'était pas en danger. Elle attrapa son sac et sauta pour se retrouver au niveau du sol. Elle atterrit comme un robot, sans la moindre difficulté et sans afficher ne serait-ce qu'un peu de douleur au contact du sol.

Sans attendre plus longtemps, elle enfonça la moitié de son bras musclé dans son sac pour en sortir un objet de forme cubique. Abandonnant ses affaires sur le sol, elle pressa une sorte de bouton sur l'objet trouvé. Celui-ci semblant activer quelque chose que personne ici ne comprenait.

Il ne lui fallut pas cinq secondes depuis qu'elle était descendue pour chercher le cube, activer le cube, et le lancer au niveau de la berline qu'avaient probablement empruntée les semeurs de troubles. Alors que le projectile était encore en l'air, elle rattrapa son bagage et commença sa course dans la direction inverse.

L'objet, sur lequel les yeux de tous étaient rivés, semblait émettre un son répété, machinal. Un "tic tac" qui ne sentait pas bon du tout...

Tic...
Tac...
Tic...
TicTicTic
...!!!!:
 
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 6 Nov - 20:37

Lorsqu'elle vit l'objet en question, et sans pourtant en reconnaitre la nature, Eris se remit derrière la colonne qui lui avait servit de couvert plus tôt. Bien sûr, elle ne l'eut pas fait sans hurler à tout ceux qui pouvaient l'entendre de se mettre à couvert, car, si l'on pouvait en croire le bruit particulier qui émanait du cube alors collé à la voiture, il semblait évident qu'il allait exploser.
Sans s'assurer que tous aient entendu son conseil, elle ferma les yeux et se couvrait les oreilles, attendant la détonation qui prit seulement quelques secondes à arriver. Mais aussi courtes furent elles dans la réalité, Notre demoiselle encore légèrement dans les nuages vivait cet instant au ralenti. Le tout lui semblait se passer si lentement qu'elle pouvait sentir sur la plante de ses pieds les vibrations causées par l'explosion, ainsi que la poussière qui, projetée autour de la voiture ouverte comme une vieille blessure, frôlaient la pointe de son pied gauche. Son coeur semblait battre à deux pulsations à l'heure, et le son semblait s'être coupé. Si ses mains posées sur ses oreilles y avaient contribuées, c'était pourtant un silence total et totalement sans rapport qui était offert à la scène.

Alors qu'elle ouvrait de nouveau les yeux, elle pouvait voir l'un des criminels ouvert au niveau du ventre par un morceau de fer, et l'un de ses compagnons, agités et en larmes, tirant des salves avec son Uzi sur des policiers blessées. Jamais un Dimanche n'eut été aussi agité.
Notre femme fatale sortit donc de son couvert pour tirer trois balles sur l'agresseur. Une dans l'épaule, une dans le genoux et une dans la poitrine. Chaque balle tirée avaient donnés une poussée qui semblait durer sans ans.

Le feu de l'action avait été ravivé, et il était maintenant temps de retrouver les criminels restants.
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Lily Kazakov
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 6 Nov - 22:17

Il y avait un temps pour tout et dans son uniforme Lily ne connaissait plus que la rigueur de son métier. Aucun faux pas n'était toléré, et pourtant le contexte s'y prêtait fortement. Certains flics retournaient leur veste avec facilité, et cela même pour quelques sous, trois fois rien, mais c'était toujours ça de gagné. Lily passait pour un agent modèle auprès de son commissaire, même si ce dernier lui reprochait son insociabilité. D'ailleurs  il n'y avait pas foule pour vouloir coopérer avec la jeune femme. On lui collait souvent un jeune bleu qui au bout de quelques semaines changeait d'affectation, à cela elle jurait qu'elle n'y était pour rien...

Cinq minutes, et il ne pointait toujours pas le bout de son nez, l'achat d'une boite de cookies s'avérait être une tache ardue. De ses longs doigts fins elle tapotait le volant en signe d'exaspération. Elle allait de nouveau soupirait quand sa radio grésilla lui délivrant un message inquiétant.

- « Voiturrre 7, appel à toutes les unités, demandons renfort à la gare, fusillade.. »

Jetant un dernier regard dans son rétro intérieur, elle appuya sur la pédale d’accélération sans aucun scrupule laissant derrière elle son coéquipier dont elle avait déjà oublié l'existence. La voiture remontait l'avenue à toute allure, dangereusement elle libéra sa main droite afin de revêtir sa casquette. Ses cheveux ébènes disparurent sous le couvre chef, une façon comme une autre de gommer sa féminité.

Un coup sec de frein à main et sans prendre la peine d’arrêter le contact, elle descendit à couvert. En quelques secondes le quartier s'était embrasé. Ses collègues ne paraissaient pas en savoir plus, en rang d'oignons derrière leurs véhicules, aucun d'eux ne semblaient prompt à tenter une percée. Bientôt des doigts se levèrent désignant un objet volant non identifié.

-AU SOLLLLLLLLLLLLLLLLL !

A plat ventre, Lily se protégea le visage avant de ressentir le souffle de la déflagration, les vitres explosèrent à leur tour. Assourdie, elle se releva non sans peine aidant au passage un collègue à en faire de même.

-Quelqu'un peut il m'expliquer … ?

Des salves de tir rythmées chacune de ses paroles. L'arme au poing, elle commença un décompte avant de s'élancer vers le bâtiment.
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Féminin Lion Coq
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Dim 10 Nov - 20:28

Une seule demoiselle avait décidée de parler à voix haute, bien que légèrement masquée par les coups de feux. Eris fit des gestes exagérés de sa main libre, alors que l'autre tenait un revolver qui tirait au hasard sur la position que les couards avaient prit ; un ancien magasin de journaux, dont les titres décorant les vitres n'avaient plus rien à voir avec la réalité. Ils étaient trois, cachés derrière le comptoir, tirant à l'aveugle sur les hommes et femmes en uniforme qui progressaient avec une lenteur qui faisait sortir notre jeune femme hors de ses gonds.
Au moment ou Lily, qui semblait fort concentrée, arrivait à portée de main de notre demoiselle ; celle-ci s'empressa de la saisir pour la faire rejoindre son couvert soigneusement choisit ; Une colonne de béton tombée depuis des mois déjà, et rongé ici et là para des impacts de fusillades que tout le monde avait déjà oublié.

Eris demanda, d'une voix pleine d'ironie ;

"T'as un coéquipier ? Une coéquipière ..?"

Elle jeta rapidement un coup d'oeil aux ennemis, qui étaient silencieux mais toujours présents, en témoignait leur reflet sur une fenêtre sale de la boutique.

"Non ?" Dit-elle, sans pourtant laisser à son interlocutrice le temps de répondre. "Tant mieux ! Suis-moi !"

Une fois cela dit, et toujours sans attendre une réelle réponse de Lily (ni même sans connaître son nom), elle dégaina un second revolver qu'elle avait dans sa veste et se mi à canarder le magasin, couvrant l'avancée de tout ses coéquipiers tout en s'approchant toujours plus des ennemis qui, prenant peur sous cette pluie de balles, décidèrent d'ouvrir la porte arrière. Notre policière fut aux premières loges, en voyant deux s'enfuir en courant en portant leurs sacs d'on-ne-sait-quoi et le dernier rester à tirer sur tout ce qui bouge avec son uzi. Les cartouches vides volent, les chargeurs tombes, mais toujours aucun mort. Des sirènes de renfort venant droit de la direction empruntée par les fuyards rassurent notre dame, qui se permet donc une pause à couvert, respirant et admirant la lenteur des gens qui sont pourtant supposés l'appuyer, à quelques mètres derrière elle.

Mais elle avait beau la chercher du regard, elle ne trouvait pas la fille en uniforme à laquelle elle avait donnée l'ordre de la suivre plus tôt. Cela l'énerva quelque peu, ou du moins suffisamment pour qu'un bout de papier trainant dans la poussière et poussé par le vent, frôlant la peau de ses doigts appuyés sur le sol de pierre, brule et parte en fumée.
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Lily Kazakov
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 20 Nov - 17:50

Happée derrière un poteau, elle découvrit une jeune femme à la chevelure excentrique elle même équipée de l'arme de fonction réglementaire. Soulagée de découvrir là une compatriote et non pas un terroriste, elle se permit de souffler un instant. Discrètement, elle glissa un rapide coup d’œil afin de jauger au mieux la situation. Ce genre de vendetta était monnaie courant depuis quelques années, néanmoins, leur force de frappe ne cessait d'augmenter soutenue par une économie souterraine en pleine extension.
Sans desserrer les mâchoires, Lily se faufila dans la trace des fuyards, il ne fallait surtout pas les perdre de vue. Les derniers mots de sa consœur se perdirent dans la cohue générale.

Rasant les murs de près, elle se voulait invisible, sans le savoir la jeune policière rencontrait auparavant assurait ses arrières en canardant les fuyards. Comprenant bien vite, qu'elle ne pourrait pas les suivre sans risquer sa vie, elle bifurqua sur sa droite empruntant l'escalier de secours. Il lui fallait prendre de la hauteur. Lily gravissait les marches par groupe de trois sa main gauche effleurant la rampe d’accès.

Arrivée au 2nd palier, elle s'engouffra dans le couloir principal tout en courant afin de ne pas se faire distancer. De là, elle entreprit de trouver leur bureau qui lui offrirait la meilleure vue possible. Quand cette dernière fut trouvée, elle fracassa la baie vitrée à l'aide d'un presse papier qui jonchait le sol. A partir de là, elle n'avait plus le droit à l'échec. Lentement elle inspira une dernière bouffé d'air avant de couper sa respiration. Sa position était stable, son canon aussi, elle n'avait plus qu'a viser. Son œil gauche était clos pour plus de précision, et quelle précision ! Ses pupilles avaient mutées, pas de besoin de lunette de tir pour la jeune femme. Le coup était parti, le recul était contrôlé sa cible venait de tomber à genoux. Elle avait pour consigne personnelle de ne jamais tuer et elle s'y tenait. La balle lui avait sûrement perforé le genoux, à une telle distance, les dégâts étaient décuplés.

Le doigt déjà sur la détente, elle la pressait légèrement. Il y avait un palier comme pour l'embrayage, où la détente était enfoncée sans pour autant que le mécanisme s'enclenche. Elle était prête pour un second tir.
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 20 Nov - 23:15

Eris entendit un sifflement. Un tir avait percé le silence décoré des sirènes lointaines de comparses venus à la rescousse. Sans doute l'explosion eut-elle attiré tous les uniformes du coin. Ce n'était plus vraiment important, autant le dire, car des trois hommes en fuite, un était mort et l'autre était en train de chialer au sol après avoir reçu une balle dans le genoux. Eris, qui regardait par dessus sa couverture le pleurnichard, comprit rapidement que ce fut la demoiselle à laquelle elle avait proposée un couvert qui était l'auteur de ce tir parfait. Enfin, parfait pour qui n'aimait pas se salir les mains. Et autant le dire, notre maitresse des flemmes n'était pas de ces gens-là.
Lorsque les quelques officiers qui la suivaient eurent enfin rejoins sa position, Eris décida donc de sortir et d'avancer tranquillement vers le blessé, tout en regardant les fuyard qui était déjà à quelques centaines de mètres plus loin, courant comme des jamaïcains lors des jeux olympiques.

Alors qu'elle passait à coté de la victime de Lily, celui-ci commença à supplier, à s'excuser, et à geindre tel une vieille fille.. Mauvaise idée pour qui connait la jeune femme, ce qui ne fut évidemment pas le cas de cet homme qui s'avançait dans son discours, larmoyant, à ses risques et périls. Mais ses larmes furent séchées. Evaporées. Son visage brûlait d'abord, des cloques se formaient sur ses joues, sur son front. Sa peau fondait. Des hurlements remplaçaient alors les pleurs, et l'homme se mourrait dans l'atrocité des flammes.
La pyromane souriait, ses longs doigts fins quittaient la tempe de sa victime, et elle se tourna pour faire face à cette fille qui, plus haut, la regardait. A cette distance, Eris ne put deviner ce qu'elle pensait, mais à vrai dire, elle s'en fichait. Justice avait été faite. Jugés sont ou seront ces criminels qui s'en prennent chaque jours plus fort à la sécurité d'innocents, ou portent atteinte à la vie de ses collègues. C'est alors qu'elle fit plus attention aux sirènes qui continuaient d'hurler. Mais qui, au lieu de s'arrêter pour intercepter les tireurs en fuite, s'étaient arrêtées bien plus loin, là où la voiture eut explosé plus tôt.

Furieuse, tel était notre dame, qui décidait donc de courir, une main enflammée quand l'autre, armée, tirait au mieux possible sur les enfoirés déjà trop loin. Incapables étaient ses coéquipiers. Incapable était cette femme qui se contentait de blesser. Elle avait le sentiment d'être abandonnée. D'être la seule à comprendre qu'il fallait tout donner. Elle courait toujours, sans savoir si elle saurait les rattraper.
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MessageSujet: Re: Le Dimanche   Jeu 21 Nov - 12:04

La gare... S'éloignant en courant, une femme... Mais ce n'est pas là ce qui attira mon attention. Un corps était étendue au sol. Le visage calciné, cloqué. Le spectacle n'était pas très ragoutant et ma tarte eu soudainement envie de se déloger de mon estomac pourtant si confortable. Enfin, confortable jusqu'à il y a deux minutes. Je restais là, planté devant le macabé quelques instants avant de réagir. Je n'étais pas choqué, mais simplement surprise de retrouver une telle scène après mon départ.
Mon appareil photo en main, je fis ce qu'il fallait faire.

Click, click...

Je laissais quelques secondes s'écouler, puis je m'avançais lentement et silencieusement aux alentours observant chaque recoin, photographiant tous ce qui aurait pu ou non être important. Je trouvais des douilles, click, je les pris à l'aide de gants en latex (oui, j'en conserve toujours une pair propre dans mon sac bandoulière, sait-on jamais, comme quoi, ça sert toujours) les ramassais et les rangeais soigneusement dans un petit sachet plastique. En regardant autour de moi, je me demandais soudain pourquoi la femme courait. Avait-elle fuit en voyant le cadavre calciné? Ou bien était-elle un élément majeur de tous ce bazar ?

*Quelle journée....* Le soleil fît enfin son apparition à travers les épais nuages de pollution.


Reste dans mon champs de vision. Voilà, ne bouge plus.. *CLICK*!
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Lily Kazakov
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Dim 1 Déc - 15:25

Évaluant la distance, elle rangea son arme de service qui de toute façon ne pouvait plus atteindre la cible qui était déjà hors de portée. Calmement elle allait rejoindre les troupes au sol, quand elle la vit le sourire aux lèvres en train de l'exécuter. Dévalant les escaliers, Lily manqua de peu de louper une marche. Comment avait elle osé ? C'était sa cible ! Furieuse, elle bouscula une jeune femme. Ce n'est que lorsqu'elle aperçu l'appareil photo qu'elle compris sa présence en ces lieux.

-Vous ne devriez pas être là.

Il ne manquait plus que ça, une journaliste ! Ceux de son espèce colportaient tout et n'importe quoi, pour peu que leurs torchons se vendent. La ville n'avait pas besoin que l'on vienne attiser la haine envers les forces de l'ordre. Tournant autour du cadavre, elle vit très certainement la même chose que le reporter. Le visage de l'homme était calciné....l’œuvre de sa coéquipière. Un tel don ne devait pas être utilisé de la sorte.

-Je vous conseille de ne pas rester ici, une balle perdue c'est courant dans ce genre de situation...

La toisant du regard, elle lui fit passer le message qu'il y avait à comprendre avant de partir rattraper sa collègue, laquelle lui devait quelques explications.
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Féminin Lion Coq
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Ven 13 Déc - 22:01

Elle c'était arrêtée depuis quelques secondes déjà. Assise au bord du trottoir, en coin de la gare. Elle avait perdue de vue ses cibles et s'en remettait comme elle pouvait. Elle déballait un tout petit sachet d'herbe sorti de son soutif pour commencer à se rouler un cigarette (elle n'aimait pas parler de joint). Elle fixait toujours l'entrée d'une ruelle empruntée par les fugitifs et où s'enfonçaient avec précautions tous ses collègues en uniformes, tous encore secoués par l'explosion qu'Eris, elle, avait déjà oubliée. Elle ne pouvait détacher son regard de ces murs aux briques grises entre lesquels ces connards lui avaient échappés.

Notre demoiselle s'allumait donc sa... cigarette et commença à fumer. Elle préférait rester là planter plutôt que de se fatiguer d'avantage à courir après eux sans le soutien d'un coéquipier. Elle commençait d'ailleurs à se questionner à ce sujet... Lui fallait-il, finalement, un coéquipier ?
Elle dévisageait donc les représentant qui arrivaient au compte goutte pour quadriller la zone dans laquelle tous savaient pourtant qu'ils ne trouveraient pas les criminels recherchés. La plus part paraissaient on ne peut plus normaux. A la peau grise et au regard fatigué. Lassé. La quarantaine avait peu à peut éteint les flammes qui animaient ces âmes à tel point que les flics travaillaient la plus part comme des caissiers. Scannant leurs heures et pressés de pointer pour rentrer chez eux, s'asseoir et mater la télé où passent en boucle les mêmes épisodes de ces vieux feuilletons télés. Pour se reposer de leur vie passive et sans saveur. Pour se remémorer avec nostalgie l'existence qu'ils ont perdue et ne récupèreront certainement jamais.

Elle les méprisait. Tous, sans exception. Elle s'amusait donc à détailler chaque détail pathétique qui pouvaient se découvrir lorsque l'on s'attardait à les observer. Les hommes, par exemple, n'étaient pas rasés, ou du moins, plus depuis quelques jours. Leurs uniformes pas repassés. Certains n'avaient même pas pris de les passer à la machine-à-laver, chose que l'ont devinait en découvrant les auréoles de sueur sèches qui se cachaient sous leurs aisselles. Les femmes, elles, ne se parlaient plus. Cela peut paraître anodin, mais pour quiconque avait déjà pénétré dans un commissariat, c'était presque triste à voir. Le silence qui s'installent entre les coéquipiers étaient en fait la preuve la plus marquante que tout avait changé.

C'est dans ces pensées peu joyeuses qu'Eris se sentit interrompue. Elle sentait s'approcher quelqu'un dans son dos. La femme en uniforme qui avait tiré dans la jambe du mec maintenant mort. Allez savoir pourquoi, à la vue de celle-ci, Eris sourit.

Puis elle se retourna, posant à nouveau ses yeux sur la ruelle qui la dégoutait tant.

"Le travail à moitié fait... Je déteste ça."

Lui dit-elle simplement, avant d'inspirer bruyamment.
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MessageSujet: Re: Le Dimanche   Ven 20 Déc - 20:40

Deux officiers arrivèrent, tardifs. Descendants de leur véhicules dont les gyrophares donnaient une ambiance particulière à la plus grande partie du lieu de la fusillade, ils gardaient leurs mains sur la taille, au niveau de la ceinture. Sans fermer les portes du véhicule, il se séparèrent histoire de garder la zone "clean". On ne voulait pas de touriste alors que l'endroit n'était pas nettoyé. Deux autres voitures identiques devaient arriver pour faire fermer la zone le temps que tout se calme et que l'on puisse procéder à l'inspection des lieux et la courte enquête qui devrait s'en suivre.

L'un s'appelait Jani, l'autre s'appelait Reima. Le premier se dirigeait vers la gare en tant que telle et s'assoit sur un banc, le long des vieux rails. Seul des trains fantômes y passaient désormais.

Le second -Reima, donc- se dirigea vers le magasin de journaux donc la façade était criblée de balle, les vitres reposaient maintenant au sol sous une forme poudreuse à l'apparence dangereuse. Mais les chaussures de cuire de service ne craignaient pas ce genre de chose, le policier en écrasa tout une partie sous ses pas lourd. Il était grand et imposant mais tout à fait "normal" vu la ville dans laquelle il habitait. Bien qu'il aie manqué le passage de Lily, il ne manqua pas de remarquer une personne, probablement une détective arrivée à l'avance, et fit ce qu'il avait à faire par rapport à celle-ci.

" Madame, veuillez ne toucher à rien tant que l'affrontement n'est pas terminé. J'imagine que vous connaissez la routine, notre service passera les lieux au crible histoire que vous et vos collègues n'ayez pas de mauvaise surprise. Suivez-moi jusqu'à mon véhicule en attendant de pouvoir travailler, je vous prise. " lui fit-il donc en lui présentant la sortie.
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Lily Kazakov
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 15 Jan - 17:11

Remontant les manches, elle vit au loin la silhouette de celle qui quelques minutes auparavant l'avait doublée. Prête à en découdre, elle fonça tête baissée vers la jeune femme. Elle était fermement décidée à lui demander des comptes. Plus question de faire demi tour. Lui arrachant son joint des mains, elle l'écrasa sous son talon. A ce stade, elle était sure de capter l'attention de son interlocutrice. Les poings sur les hanches, Lily se voulait imposante. Avec ce genre de personnes mieux valait en avoir dans le pantalon.

-Nous ne sommes pas autorisés à fumer ce genres de choses...surtout durant nos heures de services.

Elle la narguait cela lui sautait aux yeux. Lily avait du mal à soutenir ce regard arrogant. La confrontation était inévitable.

-Tu t'octroies le droit de vie ou de mort ?

L'empoignant fermement par le col, elle ne lui laissait aucune porte de sortie. Elle voulait des réponses, elle les aurait.
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Eris Shepard
MessageSujet: Re: Le Dimanche   Mer 15 Jan - 19:30

Eris laissa un sourire illuminer son visage. la routine s'était installée dans son existence depuis le début de la quarantaine. Aussi fût-elle ravie d'avoir affaire à une demoiselle qui, en plus d'être parfaitement inconnue à son registre de contacts, semblait agir différemment que la quinzaine de représentants de l'ordre présent. Elle la détaillait calmement alors que sa main, bel et bien féminine, empoignait avec une certaine assurance son col. Elle devinait un certain jusqu'au-boutisme, une grande fierté concernant son métier et certainement une vie sociale limitée.
A cette femme intéressante, Eris souriait donc, laissant la fumée sortir d'entre ses lèvres pour se diriger, portée par le vent frais, ver le visage de son interlocutrice.

"Oui, je m'octroie ce droit. Tout comme ils l'ont fait." Disait-elle, désignant le corps désormais couvert par une bâche noire d'un regard méprisant.

"Ils ont tirés, avec le désir de nous faire tomber..." Elle se stoppa un instant, comme pour intensifier les propos qui allaient suivre.

"Avec moi, c'est oeil pour oeil, dent pour dent." Elle aimait cette phrase. C'était d'ailleurs pour elle tout un principe de vie. Nabuchodonosor, ça c'était un grand homme. La première véritable loi qu'ait connu le monde était toujours d'actualité, de nos jours, en Baïmak. Et Eris s'assurait chaque jour d'en être à la hauteur, surtout si son rôle alors est de défendre le peu de règles qu'il reste depuis l'imposition de la quarantaine.

"Tu as un coéquipiers, ou tu accepteras d'être le mien ?" Lui demandait-elle alors, en s'écartant de sorte à se dégager de son emprise, avant de ramasser sa cigarette au sol, qui par chance n'avait pas été ruinée.

Elle tendit ensuite sa main envers Lily, avant d'ajouter ;

"On ferait un bonne équipe."
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Le Dimanche

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